L’Ego, ce brave compagnon de route

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L’être humain est friand d’informations sur lui pour mieux comprendre ses bouleversements, sa mission, son but dans la vie.

Il grandit dans un monde presque parfait jusqu’au jour où un petit quelque chose se passe… Il n’est plus aussi à l’aise dans son Univers… Il a besoin de comprendre ce qui lui arrive. L’adolescence déjà lui a donné envie de se distinguer des autres, de ses proches, de se sentir différent… Pas toujours aussi simple à faire d’un coup. Parfois cela prend des décennie d’assumer sa différence. C’est à ce moment là pourtant qu’il commence à vouloir penser par lui-même, mais il est jeune et n’a pas beaucoup d’expériences à son actif. Alors il continue à se mouler dans un Univers familier…

L’être humain est un chercheur…

Il peut comprendre par lui même en ce posant des questions, en allant se confronter aux autres, en écoutant l’expérience des anciens, en lisant des livres de développement personnel ou en suivant des conférences… Il sent au fond de ses tripes qu’il a une place à prendre, quelque chose d’unique à vivre.

Il croit aussi parfois qu’il existe quelqu’un de plus fort que lui qui va lui livrer sa vérité sur lui. Il peut ne pas se croire capable de la trouver par lui-même son chemin parce qu’il idéalise l’autorité ou parce qu’il est impatient tout simplement.

Tant que ces compréhensions ne passent pas par notre propre filtre, tant que nous ne prenons pas le temps d’intégrer ces compréhensions personnelles  dans notre corps, on reste dans une frustration. Il manque le ressenti intérieur. Comment atteindre notre essence profonde, comment toucher notre être intérieur?

Découvrir son vrai moi

Nous avons depuis notre petite enfance, construit une personnalité pour se mouvoir au mieux dans notre cadre familiale. Une personnalité aux multiples facettes, l’Ego.

Notre Ego est notre construction mentale, notre personnalité créé de toutes pièces pour parer au monde qui nous entoure. Il est l’intermédiaire entre notre être et les autres, entre notre passé et notre futur. Il est un pont entre notre état d’enfant candide et notre état d’adulte responsable.

Nous finissons par croire que cet Ego que nous avons fabriquée enfant est notre être. C’est vrai, il est un bout de nous. Seulement il n’est pas représentatif de notre être profond. Il le camoufle même souvent.

Notre Ego n’est que le porte parole de notre cerveau qui observe les situations et répond au mieux à l’extérieur. L’Ego, ce combattant courageux des forces qui nous écrasent, est le précieux garde du corps qui nous protège des autres, de nos bouleversements intérieurs. Mais il nous empêche aussi d’être nous-mêmes en grandissant.

C’est lui qui pare à l’inconnu, aux attaques, aux insécurités, aux peurs… Il a développé des schémas en réponses à tout ce que nous vivons et qu’il va répéter à l’infini face aux mêmes situations. Comme il se sent en sécurité dans ses scénarios qu’il maîtrise  il va inconsciemment se mouvoir dans un cercle identique à son enfance qui devient sa zone de sécurité. Il y trouvera toujours son équilibre. Il connait par cœur les parades à utiliser pour se défendre des agressions similaires dans cet univers là. Sans s’en rendre compte, il va grandir en conservant le plus possible ce même monde qu’il contrôle. Il attirera à lui un cercle d’ami identique, des conjoints qui se ressemble, des histoires qu’il connait par coeur. C’est facile à gérer et ces déstabilisations ne durent jamais longtemps. Il finit par lancer automatiquement un schéma mentale qui le rassurera et le confortera dans ses pensées et dans sa vision de sa vie. L’important est qu’il sorte vainqueur de chaque situation qui l’affaiblit et qui pourrait le montrer fragile.

Observez votre vie, votre passé et regardez le nombre de répétitions de situations que vous avez vécu.

Le hic est que ce personnage fabriqué de toute pièce, n’est pas forcément à sa juste place. L’Ego s’est substitué au personnage qu’on attendait de lui. Il joue le rôle qui va le faire vivre en paix avec son entourage. Il a choisi ses études en fonction des attentes de ses parents, le métier pour rassurer sa femme, le comportement adéquate à son réseau social pour se faire aimer.

Nous sommes des imposteurs

Alors c’est vrai, notre quête vers nous est difficile tant qu’on ne se rend pas compte qu’on est enfermé dans cette camisole bien particulière. Nous sommes des imposteurs. Si nous n’acceptons pas de remettre en question ce que nous sommes devenus, si nous croyons que cette personnalité d’aujourd’hui est notre être à part entière, si nous nous ne reconnaissons pas que nous souffrons enfermés dans ce décor de théâtre en papier mâché au milieu d’autres acteurs, nous aurons du mal à aller vers nous-mêmes et à être heureux.

Ce costume cousu sur mesure nous protégeait à l’époque comme une armure certes, mais aujourd’hui tant que nous continuons à le vêtir chaque matin, nous perpétuons notre état infantile. Nous réagissons face aux situations de la vie de la même manière que lorsque nous étions enfant. Quelque chose ne nous plait pas, nous boudons, nous faisons le clown, nous nous enfermons dans le silence, nous restons de marbre ou nous lissons…

Tant de réactions que nous connaissons bien qui semblent régler un situation sur l’instant mais qui nous engourdissent dans un mal être… Ces réactions spontanées font que notre mental agit sur nos émotions et nous en coupe vite pour ne plus les sentir!

Il tourne en boucle dans sa tête les fausses raisons de ce malaise pour s’en extirper mais en fait se noie dedans indéfiniment… Il nous anesthésie avec ses pensées incessantes pour moins souffrir, mais les chocs émotionnels, eux, sont bien là. Le corps les encaisse. Nous ne déchargeons plus ces charges émotionnelles que nous recevons sans cesse, plus de larmes, plus de tristesse parce que nous sommes forts. Pas de cri, pas d’émotions, nous maîtrisons.  Et la vie repart.

Nous ne pouvons plus vivre l’instant présent

Dans ces instants de mobilisation extrême de notre cerveau par une multitude de pensées, grâce à ce brouhaha intérieur, nous sommes en dehors du présent. Nous nous extirpons de l’instant présent pour ne plus ressentir. Nous faisons appel à notre mémoire pour trouver la parade qui va nous couper de notre état physique. Tout se passe en une fraction de seconde, l’Ego, le cerveau est l’ordinateur le plus sophistiqué du monde. Nous allions nous sentir mal, en un éclair nous sommes dans nos têtes coupé de la réalité de l’instant. Et nous voguons entre notre passé qui se répète et notre futur que nous espérons joyeux…

Alors de temps en temps, on se dit:

“Et si nous allions consulter un voyant ou un astrologue pour nous rassurer…. Pour entendre un joli conte, histoire de nous endormir un peu?”

Acteur ou créateur?

Carnaval est passé. Et si nous faisions tomber les masques pour retrouver nos sensations, pour nous sentir vivant, pour réaliser nos rêves, pour être créateur et plus simplement acteur? Et si nous enlevions le maquillage pour revenir à une vie plus naturel, plus fraîche, plus authentique?

 

 

15 commentaires sur “L’Ego, ce brave compagnon de route

  1. L’égo, c’est donc cette personnalité que l’on s’est forgé pour survivre, pour être aimé.
    Moi, le mien, il s’est forgé tôt, car il n’a pas grandi dans un monde presque parfait, mais complétement barbare. C’était l’insécurité totale, et la petite fille que j’étais en a mis petit à petit des stratégies en place pour se sauver la vie… En grandissant, pas satisfaite de tout ce ce petit cinéma, elle se dit que non ce n’était pas elle qui n’était pas normale, pas assez bien, trop ceci et pas assez cela…
    Maintenant, elle joue du chalumeau pour se retrouver, l’armure a encore quelques boulons bien grippés, depuis le temps…, mais elle a commencé a bien se fissurer et laisse passer l’air frais. Qu’est-ce que ça fait du bien..!!

    1. C’est ça le hic, l’Ego se construit pour métamorphoser notre monde d’enfant qui nous bouscule avec ces émotions up and down et que personne ne nous aide à gérer… pour que ce monde sans les émotions (où tout du moins moins fortement ressenti) nous déstabilise moins… L’Ego est un bon garde du corps, il nous éloigne parfois beaucoup de notre être profond, mais quel sauveur! :o) Louons le!

  2. Pour ma part, de ce que je suis en train de comprendre, au fil de la vie et des expériences qu’elle me propose, c’est que l’ego n’a rien d’un brave compagnon de route, justement… On croit qu’il nous protège, ou du moins, qu’il nous a protégés à certains moments de nos existences, mais en fait c’est ce qu’il aime à nous faire croire, pour tenter de continuer à exister lui… A mon sens, il ne fait aucunement partie de nous, c’est un élément parasite qui veut se faire passer pour nous… L’ego c’est le mensonge incarné. Or, je crois que rien de bon ne peut sortir du mensonge… Désormais je me le représente comme une sorte d’alien qui se nourrirait de notre force vitale, un “fake”, un faux double qui étouffe notre vraie nature, sans aucune pitié, et qui aimerait vivre ainsi, en parasite, jusqu’à la fin des temps… Il y a plein d’autres façons de se protéger de nos afflux d’émotions ou de faire face aux violences qui, hélas, nous sont faites parfois dans la vie, mais c’est quelque chose qu’on découvre bien souvent assez tard : qu’on n’a pas besoin de l’ego, justement, pour être aidé, protégé, pour être capable d’aborder la vie plus sereinement. Le Cosmos (ou peu importe comment on le nomme) regorge d’éléments capables de nous aider, de nous protéger, de nous aider à guérir, à avancer… C’est vers cela, vers ces ressources-là, désormais que je me tourne, et chaque jour je m’aperçois que l’aide que cela procure et que l’amour dont on est entouré ainsi, sont infinis… Et bien plus efficaces que les pseudo-solutions proposées par l’ego, dont les ressources, loin d’être infinies, sont extrêmement stéréotypées, et toutes, là encore, basées sur le mensonge, la dissimulation, la volonté d’imposer sa force, ses désirs…etc. L’ego embrouille tout, c’est le plus mauvais conseiller que je connaisse, et bien loin de nous protéger, il nous expose toujours davantage à la violence éventuelle des autres, car quand il est actif en nous, il réveille et communique avec celui des autres. Et là, c’est l’escalade, la surenchère, le règne des émotions les plus fausses (arrogance, fierté, possessivité, passion égocentrique qu’on prend pour de l’amour…etc.) et on s’y perd, on est pris dans l’engrenage, dans le labyrinthe, on patauge, on patauge… Quand on parvient à le mettre en veilleuse en revanche, c’est la vraie nature de ceux qui nous entourent qui reprend le dessus, et alors il n’y a plus de violence, et une vraie communication, un vrai lien peuvent enfin exister, généralement dans la paix… Je l’ai encore expérimenté il y a très peu de temps, à ma grande joie (et avec une immense gratitude pour toute l’aide reçue). Nos vraies natures aspirent à la paix et à l’harmonie. Quand l’ego est fichu à la porte, c’est cela qui ressort. Et cela fait drôlement du bien… Mais ce n’est pas facile de le maintenir à la porte… Il est malin, il a beau disposer de stratégies stéréotypées, il est quand même pas mal rôdé (ne serait-ce que parce qu’il a un gros instinct de survie…) et c’est entre autres, en se faisant passer pour un “brave compagnon de route”, justement, en nous faisant oublier à quel point il peut être féroce et impitoyable, qu’il continue à se lover en nous, en ronronnant comme un chaton inoffensif… Le jour où on parvient à se le représenter comme un dangereux psychopathe doté d’une personnalité perverse narcissique (c’est-à-dire incapable d’empathie, d’amour, de compassion…etc.), on ne le laisse plus prendre les atours du chaton mignon ou du bon vieux copain, qu’on aime bien quand même… Oh, après, il a d’autres tours dans son sac, et pour ce qui me concerne, je n’ai pas encore réussi à en finir avec celui qui s’est fait une place aux côtés de ma vraie personnalité depuis si longtemps, en en prenant même les commandes parfois, à l’occasion… Mais à chaque fois que j’ai réussi à lui fermer le clapet, je n’ai pu que constater les immenses avancées réalisées dans ma vie… Voilà pour ce qui est de mon ressenti et de mon vécu, là où moi j’en suis dans mon apprentissage… Je ne sais pas si cela pourra être utile ou alimenter une discussion, mais j’avais envie de le partager ici… Merci Marie-Lore pour vos éclairages, dans tous les cas, ils sont très… “éclairants”, justement !

    1. Quand on est enfant, on n’a malheureusement pas beaucoup de solution et les stratagèmes de notre Ego sont à la hauteur d’un pouvoir d’enfant, c’est pour cela qu’ils sont très infantiles quand on les observe…
      Je ne sais pas s’il faut renier l’Ego, il nous a protégé, nous n’avions pas de liberté enfant de nous défendre, d’exister par nous-même, ne soyons pas si dure envers lui. En grandissant, c’est nous qui finissons pas souffrir de nos “comportements d’Ego” et c’est en ressentant cette souffrance que nous nous apercevons du stratagème mis en place. Et quand nous sommes suffisamment fort, nous faisons tomber le masque. C’est la confiance en soi qui est important à travailler pour être nous même. C’est aller chercher la paix en soi. Et ça c’est en entrant dans le corps et en s’accordant des moments de silence, de rien, qu’on finit par s’écouter de l’intérieur… Avec beaucoup d’amour, beaucoup de patience, de compassion nous finissons par choisir une expression plus élevée pour nous mêmes et nous faisons tomber les masques quand on se rend compte qu’ils ne servent plus à nous défendre…
      C’est vrai, ce n’est pas toujours facile de se voir faire. Etre accompagné c’est difficile aussi, c’est accepter d’être aidé par un étranger alors que petit, les étrangers nous ont souvent fait du mal…
      Pour ma part, lutter avec moi-même ne m’a jamais fait du bien. C’est toujours en acceptant de faire des erreurs les yeux ouverts que je fais un grand pas parce que je me rends compte en le ressentant dans l’instant que ce n’est pas aussi génial que ça, alors je redresse la barre…. et change de direction en remerciant mon EGo de ses loyaux services pour autrefois et en lui expliquant qu’il est un peu obsolète aujourd’hui et que son fonctionnement est infantile et qu’à mon âge, j’ai plein plein plein d’autres choix, je suis libre! J’accepte de refondre ma personnalité petit à petit… sans renier qui j’étais auparavant. Tout est juste même notre EGo…. C’est ma vie:o) seulement quand l’être prend sa place de plus en plus c’est trop bon!

      1. Moi non plus lutter avec moi-même ne m’a jamais fait du bien… et je ne crois pas qu’il faille lutter non plus contre l’ego de façon frontale… C’est juste que je ne parviens pas à l’assimiler à mon vrai moi. Pour ma part je le ressens comme un élément étranger. Il n’est donc pas question de lutter avec moi-même ou contre moi-même, mais à me défaire de cet élément étranger, et surtout des masques étouffants qu’il m’a fait porter (et continue encore de me faire porter, même si je suis plus attentive à cela désormais…). Quant à apprendre en faisant des erreurs et accepter d’en faire, mon dieu , oui, c’est très juste (et ça aussi, je viens d’en faire une nouvelle fois l’expérience il y a peu…). Je crois au fond que nous voyons les choses d’une façon très proche. Je n’ai pas, comme vous, la même sympathie pour l’ego, qui m’a plus mutilée qu’aidée, pour ce qui concerne ma propre expérience de vie, mais je pense aussi que chacun vit et ressent les choses de façon différente, et les interprète en fonction de son propre cheminement. Vous avez peut-être découvert une clé importante en acceptant de voir l’ego avec des yeux aussi bienveillants et aimants. Je ne parviens pas à le voir de cette façon, mais je garde cela à l’esprit. Je verrai bien, au fur et à mesure, comment mon ressenti à ce sujet peut évoluer… Merci pour votre réponse, généreuse et sincère…

        1. Cet Ego c’est bien nous qui l’avons crée petit et façonné en grandissant, nous donc (âme/esprit/corps) il correspondait à ce que nous étions à l’époque… Ayons de l’indulgence avec nous, si nous étions des bouddhas déjà enfants, nous ne nous serions peut-être pas réincarnés?
          Heureusement nos expériences, nos erreurs et notre ressenti nous donne envie d’aller parfois vers d’autres comportements plus doux, plus compassionnels, plus indulgents avec nous et les autres et c’est cela grandir je pense… Bon ce n’est que mon avis!!
          Bonne journée!
          Marie-lore

  3. Merci Marie-Lore pour cette belle explication sur l’ego. A la fin de ton texte quand tu parles de masque ça m’a fait pensé au livre de Lise Bourbeau “les 5 blessures”. C’est une approche très intéressante. Elle explique que chaque masque que l’on met cache une blessure particulière. C’est pas facile d’apprendre à identifier le masque que l’on porte pour comprendre quelle blessure est cachée derrière celui-ci. Quelle blessure on protège. Quelle blessure cache-ton en étant contrôlant ou rigide par exemple? Et à travers cette identification et aussi par l’acceptation avoir des clefs pour remonter jusqu’à notre enfant intérieur blessé et le guérir.

    1. Oui et quand nous avons le courage d’aller regarder en face la blessure derrière le masque, nous pouvons commencer à la soigner…Et à nous faire du bien. On attend trop souvent que les autres nous répare… Cela arrive si peu.
      Merci Marylaure

  4. Tout récemment, j’ai vraiment vu la protection que j’ai construite avec mon ego, enfant. En prenant tout à coup conscience de la violence et de l’enfermement d’un membre de ma famille depuis ma naissance. Beaucoup de personne le voyait autour de moi, mais pas moi. Sans ma carapace, j’aurais explosé en vol.
    Le voir m’a permis de rentrer plus dans l’acceptation de mes fonctionnements, de mon histoire, de mes “casseroles”. Alors qu’avant je ne faisais que me juger et lutter. Ce qui du coup, entretient l’égo…J’ai aussi pu voir tout ce que j’avais “hérité” de cette personne, qui avait aussi forgé mon égo mais qui ne m’appartenait pas. Ca aussi libère et apaise.
    De là, ça laisse plus de place pour que je puisse devenir celle que je suis vraiment au fond de moi, pleinement et complètement. En tenant les rennes de ma vie.
    C’est une attention de tous les instants parce qu’il est jamais loin, et il revient au galop à la moindre occasion. Mais au fur et à mesure, il me saoûle parce qu’il me replonge dans des états que je n’ai plus envie de vivre et que je ne supporte plus. Alors il devient un peu plus facile de le faire taire et de switcher.
    Merci pour ce super texte qui décrit parfaitement les rapports qu’on entretient avec notre égo ((-;

    1. C’est quand il commence à nous saouler que c’est génial, ça veut dire qu’on n’arrive plus à être à l’aise derrière ce masque… Chouette, on va pouvoir l’enlever alors et trouver notre vrai état ou un autre masque en attendant???!!
      Gros bisous Nath!

      1. Je rigole de bon matin en lisant ta réponse. Mon ego a bondi “quoi, un autre masque en attendant!!! Ah non hein!”. Bonjour l’impatience et le besoin d’être parfait. Démasqué mon vieux, démasqué…
        Ben oui, y’en aurait peut être d’autres des masques. Certainement même, j’ai envie de dire.Parce qu’on ne change pas d’un coup de baguette magique. Mais plus on passe d’étapes, plus le chemin est fluide, agréable, enthousiasmant. Et plus il apporte la paix, la sérénité, l’harmonie, l’amour, la joie et tant d’autres belles choses encore. Alors vive le chemin ((-;

  5. J’ai remarqué que souvent, quand une personne décide de faire une évolution importante dans sa vie, elle se sépare ou s’éloigne de ceux qui avaient été ses premiers compagnons de route. Cela peut être le conjoint, des parents, des collègues… Quand la route change, les compagnons de routes changent avec. Ce sont des instants difficiles, mais nécessaires. On se sépare d’autant plus facilement qu’on le fait avec amour. Je ne crois pas que Marie-Lore glorifie l’ego. Elle sait à quel point ce dysfonctionnement du mental est responsable de la violence et de la destruction sur Terre.
    Je crois qu’elle insiste pour que l’on apprenne à se détacher de son ego sans entrer dans une colère contre lui. Sinon ce n’est rien que l’ego qui se blâme tout seul sans s’en rendre compte.
    Quand elle dit de le remercier, d’avoir de l’indulgence, c’est à comprendre en se rappelant du titre de l’article. Remercier le compagnon que vous quittez, il vous a aidé jusque là. A quoi servirait de le congédier avec un coup de pieds aux fesses ? Ayez de l’indulgence avec vous-même d’avoir eu besoin de sa compagnie. Vous ne vous sentiez pas assez fort sans lui. Et alors ? Où est le mal?
    Si on veut vivre sans la tyrannie de son ego, c’est que l’on veut vivre dans une autre dimension, dans un ressenti profond avec sa vie. Dans la paix, l’amour, la douceur. Comment pourrait-on commencer ce chemin en insultant notre existence passée? Il y a la colère de constater que l’on a été assez médiocre, et après le pardon. Quand on boucle dans le fait de se blâmer sans cesse, on reste coincé dans la colère.
    Ca me fait penser à un truc qu’on fait tous ; se traiter de nul. Cela paraît anodin, mais je pense que cela ne l’est pas. On a plein de phrases comme cela “Je suis trop bête !”, “Qu’est-ce que je suis con !” “Quel blaireau je suis!”
    C’est un constat (première étape de conscience), mais c’est un constat sans amour et sans pardon (on passe pas à un état de paix). Je pense qu’on se dit ça plusieurs fois par jours. Je vais faire attention au moment ou ça va sortir aujourd’hui pour voir si je peux choisir de me pardonner tout de suite. C’est différent de réprimer le constat. C’est juste une étape de plus à franchir pour se voir tel qu’on est sans s’en vouloir et entrer du coup dans une autre dimension. Chiche j’essaye !

  6. …« – Comprendre que derrière chacune de nos manifestations égotiques (colère, jalousie, victimisation, repli sur soi, etc.) réside une peur, que cette peur est née de blessures avec tout leur cortège d’émotions et que toute blessure est guérissable. »…

    …« Le mental est son outil de prédilection, la peur est son moteur. »

    J’invite à aller voir :
    http://www.urantia-gaia.info/2011/05/10/leveil-en-soi-1/
    http://www.urantia-gaia.info/2011/05/11/leveil-en-soi-2/

    Et quasi tous les textes de ce site… profondément enrichissant..!!!

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