S comme Solitude

solitudeJ’entends beaucoup de personnes en rendez-vous me confier qu’elles souffrent de solitude et qu’elles aimeraient tant rencontrer quelqu’un ou avoir des amis.

La solitude, ce n’est pas être seul sans personne. 

La solitude, c’est se sentir seul avec soi.

11 commentaires sur “S comme Solitude

  1. La solitude, vaste sujet philosophique… Je travaille dans les RH avec et pour des centaines de personnes tous les jours et puis le soir venu, c’est le silence, c’est le vide… mais qu’on ne s’y méprenne pas, ça m’est souvent nécessaire pour décharger le trop plein d’infos, de stress à tout penser, de relations parfois difficles avec personnes personnes, pour ne pas parler de violence verbale… Et puis il y a quand même la solitude d’une compagne qui n’est pas là pour partager des moments de détente, partager des avis, des moments l’un contre l’autre sans même parler… Et puis, oui, il y a au bout de plusieurs années de solitude une multitude d’entités qui sont entrées en moi. Non, pas de paranormal, juste la croyance chrétienne qu’IL existe, que Marie, une multitudes de Saints propres à chacun et l’ange gardien sont là. Je leur en veux souvents de ne pas les entendre, de ne pas les toucher, les voir… mais ils sont là et personne, jamais personne ne pourra combler mieux qu’eux mon être intérieur. 🙂

    1. Je suis catholique, la solitude je connais, j’ai cru que ça y’est c’était bon , passé….j’ai aussi pensé à moi mais bon je me suis pris un nouveau échec en pleine figure ; moi aussi je travaille avec les humains et c’est pas un à la fois, c’est 26 à la fois sans montrer aucune faille….cela devient difficile ….la religion catholique, personnellement je ne supporte pas , elle est pleine de culpabilité, d’aveuglement de soi même… Il y a des valeurs certes mais elles sont trop cachées derrière ces cérémonials ridicules. Les prêtres devraient se mettre au gout du jour et avoir un discours concret lors de leurs homélies, personnellement je n’y comprends rien et comment un enfant peut-il comprendre aussi….je m’interroge…., quand j’étais plus jeune je faisais semblant de comprendre en fait, j’adoptais “une attitude” sauf que je ne baissais pas la tête avant la communion , je trouvais ça ridicule, je ne comprenais pas pourquoi les gens avaient cette attitude, ok ce n’étaient pas des anges, je le savais mais au point de baisser la tête, non ça ne m’allait pas….d’autant plus que mes seuls pêché c’étaient d’avoir lancer de la salade un jour ! de là à baisser la tête ! Grotesque ! Je pense que la réponse est dans la réconciliation avec soi-même et les autres, chemin qui prend du temps….différents façons de faire dont je n’ai pas encore vraiment trouvé la clé…je suis une adepte de Krishnamurti , c’est lui qui a les clés à mon avis mais ce n’est pas facile ; et puis lui il parlait mais ne se confrontait pas tant que ça au monde…facile donc !
      Voilà tout le monde en prend pour son grade mais il faut un peu de polémique….sinon on avance pas….bon courage à vous, je vous souhaite une paix intérieure. Marie

      1. Merci marie pour ce partage “à coeur ouvert” :). Pour moi, même si l’Eglise devrait effectivement être plus accessible et “pragmatique”, elle reste une base solide. Oui beaucoup de prêtres sont superficiels, car ceux-là n’ont pas forcément la vraie foi en eux. J’ai connu des prêtres qui préchant ne laissaient aucun doute sur leur conviction, sur la foi qui est en eux. Quand vous parlez de cérémonial ridicule, c’est votre vision. En fait, dans la religion catholique, comme d’autres religions, tout est symbole, tout est parabole. Reste à nous de comprendre ce que signifie ces rituels. Quel sens y donner ? Par exemple, dans le temps le prêtre préchait dos à la foule, face au tabernacle. L’Eglise, dans ces réformes à transformer certaines choses, ce qui à mon avis explique une perte du sacré, une perte de la symbolique et par delà une perte considérable sur le plan ésotérique. L’Eglise a beaucoup changé de l’inquisition à maintenant. L’Islam, qui a 600 ans de retard, suis les mêmes schémas. :)Je ne vous parlerai même pas de l’orthodoxie, branche la plus conservatrice des chrétiens et de leur rituels de plusieurs heures :)). Qu’on l’appelle Krishna, Dieu, Allah, Bouddha… l’important est d’être conscient qu’on ne voit pas tout mais que l’essentiel est de bien se conduire dans la vie de tous les jours.
        Je sais être sur le voix de la Paix intérieure, mais le chemin est long et parssemé d’obstace à franchir. Je suis là d’accord avec vous ;))
        Bien à vous Marie.
        PS : Dire que c’est Marie qui me répond… tout un symbole 😉

  2. j’ai souffert de la solitude pendant des années après le décès de mon mari. J’étais jeune, je ne me connaissais pas car les circonstances difficiles de ma vie ont fait que j’ai dû me tourner de façon exclusive vers l’autre.
    Cette solitude imposée par un décès prévu et prématuré m’a fait voyager dans les limbes de la souffrance la plus insoutenable. A l’époque je n’av

    1. désolée …. je continue mon mail …
      à l’époque je n’avais pas fait le parcours de vie, de questionnement qui a été le mien toutes ces années. je souffrais parce que je n’étais pas comme les autres, je souffrais parce que je ne savais que l’on pouvait vivre pour soi en lien avec les autres mais sans en dépendance de l’autre. Il m’a fallu de nombreuses années d’épreuves, de rencontres malheureuses pour qu’enfin je décide de m’occuper de moi, de m’intéresser à moi. A partir de là, ce fut une aventure, la découverte d’un monde près de moi dont j’ignorais l’existence !!! A partir de là, je n’ai plus souffert de la solitude, car JE ME SUIS RENCONTREE !!! tout simplement. Dès l’instant où l’on est en connexion avec soi, on ouvre les portes d’un univers qui nous mène vers l’infini, où, selon mon expérience, ele mot solitude n’existe pas…

  3. Que dire après les deux très beaux témoignages d’Agathe et François qui piquent un peu les yeux…J’ai moi aussi fait cette rencontre avec moi-même assez récemment. Après une première partie de vie bien remplie à m’occuper des autres, à donner sans relâche, à penser qu’on ne pouvait exister que dans le regard des autres. Aujourd’hui, j’existe et je vis pour moi et je ne suis plus dans l’attente de quelque chose ou de quelqu’un. J’ai aussi ce besoin de grands moments de silence, une solitude bienheureuse, pour me retrouver, faire connaissance avec moi-même, connaître mes envies, me respecter. Écouter le silence, la nature et à travers ses bruits, se sentir exister et être bien, en harmonie avec soi et sa solitude.

    1. Merci Corinne :). Juste une petite précision importante à mon goût : se connaitre, se respecter, se soigner soi-même, tout ça c’est nécessaire mais rien n’empêche de s’occuper des autres. Je pense humblement que mieux on est soi-même, mieux on peut donner. Toute la clé est de donner pour recevoir. Si vous donnez du bien, vous recevrez du bien et vice-versa. Bien entendu, il y aura toujours des gens mal intentionnés, qu’importe quand on comprend, passons notre chemin et tant pis pour eux. :)))
      Bien à vous !

      1. Mais oui, ça n’empêche pas d’être attentive aux autres, à l’écoute, présente pour ceux qu’on aime. Mais aujourd’hui cette solitude qui s’est installée petit à petit, me fait du bien et paradoxalement je ne me sens pas “en solitude” quand je me retrouve seule. Et ce bien-être qu’apporte la solitude, ce face à soi, permet de bien être avec les autres, c’est sûr.
        Bon week-end à vous.

  4. La solitude…je la connais bien et j’en ai toujours peur, j’avoue. Y’a du progrès, avant elle me terrorisait!! (-; Longtemps je ne l’ai même pas sentie ni vue, toujours “occupée à”, toujours avec du monde, toujours à courir. Et puis un jour, la vie m’a fait deux beaux cadeaux. Et elle m’a fait rencontrer des personnes qui m’ont accompagné à me retrouver. A retrouver qui je suis vraiment avec les côtés plus et les côtés moins, à retrouver mes envies, mes valeurs, mes aspirations. Et elle a mis sur ma route un employeur qui m’a donné le courage de dire “stop, je ne veux plus de cette vie”…et d’engager un changement en profondeur.
    Rentrer sur ce chemin fait obligatoirement rencontrer et affronter la solitude. Parce que l’entourage ne comprend pas forcément (voir n’admet pas) la démarche, parce qu’on ça nous met face à nous. Ca fout la trouille, ca donne souvent envie de faire demi-tour, ça fait prendre des détours alambiqués et repartir dans les anciens travers de “surbooking” tellement il est douloureux de se retrouver face à soi, avec soi. Et puis petit à petit, on se redécouvre, on s’apprivoise…et la vie prend une autre couleur ((-;
    Merci ((((-;

  5. Petite précision : krisnamurti n’est pas Krisna, pour faire court il ne prône aucune religion, aucune politique mais il dit que Dieu existe, l’amour et qu’il est au fond de nous …il faut aller le lire, absolument car il éclaire(même quand on est religieux) et lire beaucoup de ses oeuvres pour bien comprendre sa pensée….

  6. Accepter d’être seul avec soi, c’est parfois difficile mais ça permet de se poser les questions essentielles, de vivre ses émotions profondes, de faire des choix, de retrouver le monde des “autres” , et le le Grand Univers

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