D comme Deuil

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Être en deuil ou faire le deuil, ce n’est pas simplement être triste d’avoir perdu quelque chose ou quelqu’un. Être en deuil n’est pas simplement porter des vêtements noirs ou pleurer la mort d’un proche ou d’une personne aimée.

Faire le deuil, ce n’est pas non plus oublier ce que nous avons vécu. Ce n’est pas faire une croix sur le passé.

Faire le deuil, c’est accepter que la relation telle que nous l’avons vécue ne puisse plus désormais se dérouler de la même façon.

Faire le deuil, c’est admettre que la situation a changé et c’est remettre en question sa manière habituelle de la gérer et de la vivre.

Faire le deuil, c’est accepter le temps de la transformation de la relation, de la situation, de notre nouvelle manière de fonctionner. C’est prendre le temps de comprendre que nous devons réviser les règles. C’est accepter d’entrer dans une nouvelle étape de vie où nous allons devoir modifier le cadre de notre quotidien pour nous y installer plus confortablement. L’ancien cadre ne correspond plus à la situation présente.

Le deuil est un temps qui nous permet d’accepter l’étape ou l’épreuve que nous avons traversée et d’en assumer les perturbations avant de retrouver notre équilibre.

Faire le deuil, c’est admettre que notre vie ne peut plus ressembler à ce que nous vivions auparavant.

Le deuil nous demande de grandir, d’aller vers une nouvelle étape où nous devrons être plus responsables de nous-mêmes.

Il nous aide à passer un cap pour mieux construire notre présent et aller vers un futur plus adapté aux changements qui sont survenus.

La tristesse est une émotion naturelle que nous vivons en période de deuil, qui nous fait prendre conscience qu’il nous faut lâcher l’ancienne étape et aller vers l’inconnu. Elle met une conscience sur la nécessité de notre transformation pour nous sentir mieux.

Notre période de deuil dépend du temps que nous nous donnons pour digérer et acter les transformations.

Le deuil n’est pas seulement un simple moment pénible à traverser. C’est aussi une période nécessaire d’intégration. Il est difficile d’avancer vers notre avenir, nos buts, notre bonheur, si nous ne prenons pas le temps de digérer et de prendre conscience de l’impact des événements sur notre vie.

Le deuil nous aide à traverser le pont entre la fin d’une chose et le début d’une autre.

Faire le deuil est important pour conserver un lien d’amour éternel dans la joie et non dans la tristesse, la peur ou la colère.

Si nous arrivions à faire le deuil de tous les gens que nous aimons avant qu’ils ne partent, nous serions sans doute plus heureux avec eux de leur vivant et moins tristes de les voir mourir.

Nous serions pleinement dans la relation au présent, sans attente, ni regret, ni besoin, simplement dans un échange authentique, dans l’amour inconditionnel.

Acceptons cette période de vie, nous nous sentirons plus vivants ensuite.

38 commentaires sur “D comme Deuil

  1. “Si nous arrivions à faire le deuil de tous les gens que nous aimons avant qu’ils ne partent, nous serions sans doute plus heureux avec eux de leur vivant et moins triste de les voir mourir.”

    Travail en cours …

    Merci pour ce billet

  2. Ça marche aussi pour le deuil d une relation amoureuse, Marie lore ? .. Moi je rame depuis son départ brutal d y ya 9mois,par texto,sur le coup de la colère et hier j apprends par sa fille qu il a de nouveau avec quelqu un.. Alors ton mot tombe a pic même si j arrive pas a accepter l évidence.. Pourquoi est ce si difficile ? Merci..

    1. Et bien oui, dans le livre il sera plus long mais la j’ai mis l’essentiel qui peut s’adapter à toutes situations. On ne peut faire le deuil du couple si on accepte pas que la relation change, qu’elle prenne une autre forme. Et pour cela, il ne faut pas faire une croix sur la relation mais sur nos attentes sur l’autre. Bon courage!

      1. Marie Lore, j aimerai bien connaitre ton ressenti vis a vis des personnes qui ne prennent justement pas le temps du deuil et qui repartent illico dans les mêmes scénarios…?..comment peuvent ils le vivre intérieurement compte tenu de toutes ces puissantes énergies transformatrices actuelles ?merci.. Douce journée..

        1. La répétition est malheureusement et heureusement le propre de l’être humain pour se protéger et/ou mieux comprendre que cela ne nous correspond pas… A force on en peut plus et on se décide à changer. La répétition nous montre a quel point nous avons des difficultés à aller vers l’inconnu. Accepte ces répétitions chez les autres et leur vitesse d’évolution, il n’y a pas d’autres choix… On les vit tous…
          Douce nuit :o)

  3. En période de deuil nous sommes submergé et par les émotions (tristesse, colère..) et par le mental qui tourne (et pourquoi, et quoi faire, et qu’est-ce que j’ai pas fait ou mal fait,..)
    On s’épuise, on se voit faire, pitoyable, sans arriver à arrêter la machine.
    Je crois qu’il existe des liens énergétiques qui se créent avec les gens que l’on fréquente, que l’on aime,…
    Quand j’ai du faire le deuil de relations familiales, je me souviens de mon état et comment cela a été difficile.
    Et je me souviens aussi de la libération que j’ai ressenti après avoir fait une séance pour couper les liens en hypnose ericksonnienne (relaxation, ce que l‘on appelle état alpha), . Pendant les 2 à 3 jours qui ont suivis, j’avais ressenti physiquement une gène, comme un vide au niveau du plexus (merci le reiki alors!!).
    Mais il y eut une grande libération suite à cette séance.
    J’avais aussi testé à cette période l’exercice des « bonhommes allumettes » de Jacques Martel.
    Je précise qu’il s’agit de couper les liens toxiques, d’attachement qui nous relient dans le subtil, et non les liens d’Amour .

  4. Tout ce qui commence se termine, la vie est un cyclique, l’importance de se rappeler la mort pour vivre.
    Accepter les fins: Fin d’une situation, d’une relation.

    La vie se vit les mains ouvertes.

    Pour avoir fait, plutôt dans ma jeunesse de nombreuses personnes proche dans ma famille, la mort ne m’est pas étrangère.

    Tout comme les ruptures amoureuses, accepter la tristesse, le temps de guérison.

    1. Oui j’ai bien senti qu’il était important que je le pose pour cette fin d’année avec tout ce que nous devons lâcher….
      Bonne fin d’année :0)

  5. Bonjour à toutes qui vous posez des questions et qui rament. Le message de Marie-Lore est éclairant (je ne dis pas lumineux car je lui réserve cet adjectif). Je ne vais pas raconter toute ma vie mais je veux dire qu’après des années et des années de psychothérapie, et de médecines dites parallèles dont la microkinésiothéraphie, l’ostéopathie, l’hypnose, et tant d’autres, je suis passée du trépas à la vie en faisant maints et maints deuils. Déjà il faut faire le deuil de l’enfant qu’on aurait voulu être et des parents qu’on aurait voulu avoir, des amours qui ont fui, des enfants perdus ou qu’on n’a pu avoir, détacher les chaînes qui nous empêchent d’avancer, accepter de perdre en analysant aussi ce que toutes ces situations nous ont apportées et quelle part de nous a laissé faire cela pour vivre enfin ici et maintenant. Beaucoup de personnes me demandent ” mais tu n’en veux pas à tous ces gens qui t’ont fait souffrir depuis ta petite enfance ? La réponse est NON car c’était mon chemin et que j’avais des choses à en apprendre. J’ai même beaucoup d’amour pour tous ces gens là qui, même s’ils m’ont défaite, m’ont faite aussi et m’ont permis d’être qui je suis. Quand on a fait le deuil des rancœurs, elles pourrissent d’elle-même, il ne reste que des jolies choses dans notre bagage et la vie que nous avons à vivre ici et maintenant. J’ai 63 ans, je pèse 105 kg (au lieu des 36 kg de mes 45 ans), et je suis heureuse de vivre même si le chemin a été long et douloureux entre la vie et moi. Je vais vous citer un proverbe africain qui dit “il ne sert à rien d’être plus malheureux que nécessaire”. Courage à tous ceux qui galèrent, bien sûr qu’il faut du temps, de l’aide, de la réflexion, et bien sûr qu’on a des cicatrices mais ressembler à une vieille star hollywoodienne figée, beurk beurk !
    Françoise (écrivaine)

    1. Bonsoir, vous trouvez une réponse apaisante à vos maux, et vos mots sont là pour témoigner de la réalisation de ce deuil qui c’est imposé à vous pour pourvoir vivre ou plutôt survivre. Quel choix aviez vous…? Mais de là à aimer(et à contrario sans pour autant avoir de la rancœur) les personnes qui vous ont défaite tout au long de votre vie,…me laisse songeur.Avoir de la bien vaillance et aimer serait-ce la même chose? Toutefois est-il nécessaire pour sa renaissance de souffrir autant, d’avoir du manger la poussière, d’avoir le cœur brisé par tant d’humiliations et d’incompréhensions? Était-ce là le passage obligé pour se découvrir et atteindre cette sérénité que vous semblez suggérer à la lecture de votre post…? Est-ce là notre chemin de croix, notre passage obligé à tous? Accepter le moins pire pour avoir une idée du bonheur…Laissez moi croire qu’il y a des raccourcies que nous avons pas su voir ou emprunter!! Mais bon,…chaque histoire est différente et pourtant nous disons la même chose…!!
      Rinaldo (imposteur)

      1. Je n’ai pas choisi le mal qu’on m’a fait et j’ai beaucoup souffert mais j’ai appris à faire le deuil de toutes ces souffrances. Cela m’a pris presque 50 ans Je ne vous dis pas que cela ne me pince pas le cœur parfois encore, je ne suis pas une personne ” standard ” mais je suis quelqu’un qui a accepté ce qu’elle vécu, d’abord parce c’est fait et qu’on ne peut revenir dessus et qu’un jour j’ai choisi de vivre là ou d’autres en meurent et de transformer ma vie en mille petits bonheurs quotidiens, le grand bonheur ne fait pas partie de mon référentiel.

    2. Un grand merci pour votre témoignage Françoise. Et longue vie et vive les rides du sourire :0) je suis bien d’accord…

      Souffrir nous rappelle que nous sommes fait pour être vivant et heureux… On l’oublie vite…trop vite souvent…
      Plein de bises :0)

      1. Merci Françoise car votre témoignage si bien écrit m’a réellement touchée. En fait, vous avez su mettre en mots bien des conseils qu’on m’a donné auparavant sans vraiment les comprendre. Et pour pousser plus loin ce que vous dites, je voudrais cité ma guérisseuse qui m’avait dit quelque chose qui m’avait choquée sur le moment: “nous choisissons nos parents”. Oui, selon elle, nous attirons à nous ce qu’il nous est nécessaire pour devenir nous. Là encore, c’est bine plus facile à dire qu’à appliquer. Je viens juste de publier mon témoignage de ma situation actuelle de laquelle je n’arrive pas (ou ne veux pas) voir la lumière… En tous les cas Merci pour ces mots magnifically put!

  6. Merci Marie-Lore….cet article tombe bien….après le décès de ma soeur il y a 2 ans, ma maman l’année dernière et mon mari il y a 2 mois, il y a sûrement une explication quelque part à chercher, à trouver…pas facile à gérer mais sans doute le début d’une nouvelle vie à bâtir 🙂 A bientôt.

    1. Waouhhhhh et bien toutes mes condoléances Marie. Le temps est important pour trouver les réponses et pour intégrer ces départs. Je me remets à peine du décès de ma maman s’il y a deux ans. Pas facile de faire le deuil mais que c’est important…
      Bon courage à vous. Je vous souhaite de trouver la lumière sur ce parcours délicats de la perte de ses proches.
      Marielore

  7. B comme Bravo !

    Je réfléchis depuis longtemps à cette notion de détachement : ce texte magnifique apporte les réponses au désarroi que je n’aurai pas. Aimons-nous Vivants.

  8. Vous êtes exaspérante Marie -Lore…pour rester poli. J’aurais dis “chiante”, mais j’ai pas osé!!! J’étais tranquille et peinard et me voilà de nouveau bousculé par vous en pleine réflexion devant la pertinence de votre synthèse.Je n’avais pas envie de lire cela pour cette fin d’année ni jamais… et pourtant cette réalité doit s’imposer à nous pour avancer toujours et toujours. Mais c’est quand qu’on fait la pose…?
    Merci?…Bof! Laissez moi vous offrir ce que j’ai de plus précieux…mon SOURIRE!

  9. Faire le deuil…cette expression a longtemps été un mystère pour moi. Enfin même pas un mystère, je ne me sentais pas du tout concerné. Une décès, une rupture et alors? Je passais à autre chose le plus vite possible en mettant un gros couvercle. Ne pas parler ne pas pleurer. Sauf qu’au bout d’un moment, la colère et la tristesse accumulées nous rattrapent d’une manière ou d’une autre. Aujourd’hui j’accepte beaucoup plus d’être triste, j’accepte d’être sonnée et sans énergie parce qu’un choc a été rude. Je ne sais pas toujours tout de suite pourquoi, le lien n’est pas toujours évident. Mais je sais que c’est important et je le vis beaucoup mieux. j’ai encore du mal à utiliser ce terme “faire le deuil”. peut-être la partie de moi qui ne veut pas grandir et ne veut pas admettre que des situations ont changé. Mais ça progresse.

    En tout cas, je crois aussi qu’on peut continuer à aimer les personnes, quelque soit notre histoire avec elle. Quand justement on a fait le deuil. Une amie me dit souvent que quoiqu’il se passe, elle continue à aimer les personnes qui ont été importantes dans sa vie. Je comprenais mais pour moi c’était abstrait.

    Ce post m’a permis de le vivre. Je crois que j’ai enfin fait le deuil de ma grand-mère et de la relation que j’aurais adoré avoir avec elle. Elle n’est pas partie mais le lien physique est rompu. Ce qui n’empêche que je l’aime. Peut-être qu’une nouvelle étape s’écrira avec elle demain, peut-être pas. Mais ressentir concrètement cet état apaise (-;
    Merci Marie-Lore

    1. Je suis tellement relieé à nous tous que ce qui me parle vous parle forcément alors ce don que j’ai, je le partage autant que je peux.
      Plein d’amour et de lumière dans votre vie je vous souhaite :0)

  10. merci Marie Lore
    Ce message tombe à pic et c’est exactement mon cas.En ce qui me concerne, c’est en plus le deuil de tout un pack de ma vie, autrement dit un virage à 360 degré.
    Accepter, lâcher prise et faire confiance sont les maîtres mots et ne doivent pas être les maîtres maux.
    Confiance nous ne sommes pas seul même si la prise de conscience n’est pas évidente, et lorsque l’on tiens à s’accrocher aux branches qui doivent être élaguées, pour que l’arbre renaisse au printemps avec de nouvelles branches, de nouvelles fleurs qui donneront de nouveaux fruits et ce…toujours bien enraciné.

  11. Merci Marie-Laure, votre article m’a été transmis par ma meilleure amie car je viens de perdre un être qui m’est extrêmement cher. Or, ça ne me parle que du point de vue d’une relation. Ce que vous décrivez c’est ce que j’ai ressenti lorsque j’ai fini par accepter la fin de l’aspect amoureux avec mon premier amour. Prendre la décision d’y faire face avait été la partie la plus difficile. Plus encore que le changement de la relation. Au contraire, nous sommes maintenant amis (je suis de nouveau sa meilleure amie).
    Mais, pour ce qu’il est de mon réel Deuil, je n’y arrive pas. Je continue constamment de me persuader qu’il n’est pas là car il est ailleurs mais que ce n’est que temporaire. Il me manque terriblement et je ne sais pas comment la douleur pourra jamais disparaître puisquil ne fait que me manquer sans cesse! La chanson Stay High est exactement comme je me sens. J’ai envie de me couper les sensations pour ne pas avoir mal. Je ne veux pas accepter qu’il ne soit plus! Les funérailles sont samedi 6 (dans moins de 3 jours) et je ne veux pas dire adieu!
    Quelles sont mes options et que puis-je faire? Je souffre depuis qu’il a été amené à l’hôpital le 16 octobre et j’ai toujours su qu’il partirait, mais j’en ai toujours eu peur. Je lui avais même fait un pact qu’il devait vivre éternellement et ne jamais me laisser…
    Bref, je sais que ma réaction est égoïste. Je ne sais juste pas comment faire…

  12. Hello , j’ai posé la question suivante: vais-je toucher une somme importante pour pouvoir m’acheter une maison, et j’ai eu deuil en réponse ,j’avoue que je ne comprends pas…
    Votre site internet et très bien, j’aime bien vos cartes et vos articles bonne continuation

  13. oh mais c’est fou çà !!!!!!!!!! je tombe sur D comme deuil, ma question “qu’est-ce que je dois éclaircir dans cette relation ?” …pas évident, dérangeant…

  14. Je viens de vivre une séparation que je n’accepte pas entièrement…la question que je viens de poser était donc “est ce qu’il est utile que je mette de l’énergie pour tenter de redémarrer cette relation? ” la réponse D comme Deuil ne me laisse pas me questionner longtemps. waouh!

  15. D comme deuil…. Tellement impatiente, je n’ai pas posé de question…. Et de voir cette lettre, j’en ai les larmes aux yeux ! Je vais trop vite, je passe aux dessus de mes chagrins, je ne peux pas me laisser submergée, des mécanismes de défense bien trop ancrés depuis que je suis toute petite !

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