D comme discernement

« Discernement » : je crois que c’est le mot que j’emploie le plus souvent en rendez-vous et sur mes sites, ces dernières années. Auparavant, c’était une phrase entière : “Reposez-vous, prenez du recul.”. J’ai l’impression que cette invitation à se reposer était en faitune préparation pour que chacun puisse être, aujourd’hui, dans le discernement.

Le développement des moyens de communication et la facilité avec laquelle on peut créer un site rendent miraculeux le fait de trouver une information fiable et de savoir faire la différence entre l’intox et la réalité, à moins de se pencher sérieusement sur le sujet. Il est bon de développer son discernement pour distinguer le vrai du faux et ne pas se laisser bousculer par les avis divergents et contradictoires d’autrui.

Il est très difficile d’être dans le discernement avec nos proches. Sortir de l’affect, avec eux, est un exercice périlleux. Sans confiance en nous, sans travail préalable sur nos traumatismes d’enfance, si nous avons toujours besoin de l’aval d’autrui pour prendre une décision ou si nous cherchons inconsciemment sa reconnaissance, il est impossible d’être dans le discernement avec notre entourage. Trop d’attentes nous dévient du bon sens et faussent notre regard.

Avoir du discernement, c’est être capable de considérer une situation sans se laisser polluer par nos croyances. C’est ne pas prendre de décision avant d’avoir pris le temps d’observer et de ressentir la scène, le projet ou la personne auxquels nous sommes confrontés. Le discernement nous pousse à rechercher la vérité au-delà des apparences parfois trompeuses. Pour ce faire, le discernement nous demande d’être bien ancrés dans nos bottes, d’avoir certaines connaissances, une bonne expérience de la vie, du recul, d’écouter son ressenti et son intuition, et de ne pas émettre de jugements à l’emporte-pièce. Cela implique d’avoir confiance en nous, de nous écouter, de prendre le temps de digérer notre ressenti, bref, d’être auto-référent et de poser un regard sur le monde à la fois juste et sans complaisance, mais avec une grande ouverture d’esprit.

5 commentaires sur “D comme discernement

  1. Cool: on dirait que je m’en approche! Il faut reconnaître que j’y aurai mis le temps… M’enfin, je suppose qu’il était nécessaire (bien que long).
    Merci!

  2. 2015 m’a fait comprendre à quel point je m’occupais des autres et surtout à quel point je m’étais oubliée. J’apprends à m’aimer et c’est une nouvelle vie pour moi que je souhaite pleine de douceur.
    Merci pour votre accompagnement !

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