Un grand merci à David Servan Schreiber

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David Servan-Schreiber a ouvert une porte dans ce siècle, sur notre capacité à nous guérir autrement. Je l’ai béni à l’époque.

Enfin un médecin qui osait dire au monde que l’alimentation, la respiration, la méditation, le repos, le sport jouaient beaucoup sur notre santé moral et physique. Enfin quelqu’un qui proposait d’autres solutions que de se bourrer de médicaments dans “Guérir”. Il a écrit dans la foulé un second livre «ANTICANCER » et le dernier sur lequel je suis tombée ce matin “On peut se dire au revoir plusieurs fois”. J’ai ouvert ce livre au hasard comme je le fais à chaque fois avec un nouveau livre. Encore une fois ce message me pousse à insister sur le besoin de repos, de sommeil, de relaxation, de sport pour revenir à soi et être heureux (pour résumer:o).

Voici ce que j’y ai lu:

« J’ai souvent déclaré que je pratiquais tout ce que je recommande dans « Anticancer » c’est vrai dans l’ensemble, sauf sur un point : en m’imposant un rythme de travail harassant et au total excessif, je n’ai pas assez pris soin de moi, et ce depuis des années. (…) Avec le recul, je pense que j’étais animé par une envie très humaine d’oublier ma condition, de me sentir « normal », de mener ma vie « comme tout le monde ». Je crois surtout que je me suis laissé aller à une sorte de péché d’orgueil, car j’en étais venu à me sentir quasi invulnérable. (…) Alors qu’il fallait rester humble, j’ai commis l’erreur de croire que j’avais trouvé la martingale gagnante, celle qui me permettait de demeurer en bonne santé tout en me donnant à fond aux projets qui me passionnaient. J’ai eu la faiblesse de croire que j’étais protégé du seul fait que je respectais un certain nombre de précautions: je surveillais ma nourriture, je me déplaçais quotidiennement à vélo, je méditais un peu et faisais un peu de yoga chaque jour. J’ai cru que cela me donnait toute licence pour ignorer des besoins fondamentaux de mon organisme, comme le sommeil, des rythmes réguliers et du repos. (…) Je crois qu’on peut tirer légitiment des leçons de ma mésaventure: il ne faut pas s’épuiser, il ne faut pas se surmener. Une des protections les plus importantes contre le cancer consiste à trouver un certain calme intérieur.

(…) Pour ma part, je n’ai pas réussi à trouver ce calme, et aujourd’hui je le regrette. Je n’ai pas su rester proche de la nature et des rythmes naturels. Je suis intimement persuadé que la fréquentation d’un bois, d’une montagne, d’un rivage apporte quelque chose de formidablement ressourçant, peut-être parce qu’elle nous permet de nous caler sur le rythme des saisons, ce qui doit contribuer à l’équilibre et à la guérison de l’organisme. Je ne connais pas d’études scientifiques qui étayent cette intuition. Mais l’idée que l’harmonie avec la nature soit un moyen de nourrir la santé du corps est cohérente avec toute une série de vérité établies. »

20 pages plus loin, il écrira qu’il ne regrette pas et que si c’était à refaire en sachant à l’avance que son fonctionnement l’amènerait « vers cette rechute, avec cette fois une tumeur plus agressive », il ferait la même chose.

Je me suis dit, « Dis donc Marie-Lore, c’est quoi l’effet miroir à la lecture de tout ça pour toi? Que continues-tu à faire en sachant la gravité de la situation? Quelles erreurs as-tu du mal à reconnaître? »

Et là je n’avais qu’à écouter mon ventre qui me torture et me dit de changer mon alimentation depuis des mois, que j’écoute épisodiquement. Si je ne me remets pas en question sur ce sujet, je sais que je vais m’en vouloir longtemps et je n’ai surtout plus envie d’être en colère contre moi et je souhaite plutôt profondément rester et être dans la douceur de plus en plus.

Pourquoi est-on si dur avec soi?

Pourquoi a-ton autant de mal à se poser, se détendre, à trouver ce calme intérieur?

Pourquoi est-ce si difficile de se reconnaître qu’on a fait des erreurs?

Notre société nous inculque d’être des êtres parfaits, de ne plus pleurer, ni parler forts, ni nous tromper. Soyons juste des êtres normaux et non des supers man. Laissons notre cape de super héros dans les vestiaires et vivons nos expéreinces.

Cet homme m’a touché. On sent dans ses livres son envie titanesque de prévenir, d’aider, de guérir les autres. Je sens aussi tout sa tristesse d’enfant qui est resté tapis au creux de son ventre.

Merci Monsieur Servan Schreiber, vous êtes et resterez un grand homme pour l’éternité.

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